INDÉFECTIBLE soutien de Manuel Valls, dont il a été le directeur de campagne en 2011, Luc Carvounas considère que l’ancien premier ministre de François Hollande est le seul à pouvoir se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle. Pour le sénateur maire PS d’Alfortville (Val-de-Marne), invité jeudi du «Talk Le Figaro», «le logiciel de la politique de la Ve République change tous les jours ». La France traverse, selon lui, une période que «l’on n’a jamais connue. (…) Je pense que tout ce qui est annoncé aujourd’hui peut être contredit demain. »
Incidemment, Luc Carvounas a révélé qu’il allait quitter le Sénat et se présenter cette année aux législatives dans la 9e circonscription du Val-de-Marne (« l’une des dix meilleures de France pour le PS», selon lui) où le député PS sortant, René Rouquet, âgé de 70 ans, veut lui céder la place.
Tout en reconnaissant la forte perte d’influence du Parti socialiste dans ses électorats traditionnels (la classe ouvrière, la fonction publique ou encore les jeunes), Carvounas continue à croire aux chances de son champion. « Je vais me battre pour que ce soit Manuel Valls » le vainqueur de la primaire, a-t-il promis. Tout en se gardant bien de tirer des plans sur la comète sur les enquêtes d’opinion, et notamment sur le dernier sondage Harris Interactive, qui donne l’ancien maire d’Évry en tête des intentions de vote pour les deux tours de la primaire, Carvounas a expliqué que « ce qui fait la force de la candidature Valls, c’est que nous y allons non pas pour témoigner mais pour gagner et faire gagner la gauche ».
Le sénateur du Val-de-Marne a aussi affirmé que sur les questions de la République, de l’autorité, de la solidarité ou encore de la fraternité, l’ancien chef du gouvernement voulait « réenchanter le rêve républicain». Cette formule avait été utilisée par François Hollande après son élection à la primaire de la gauche, en octobre 2011.

Bien décidé à défendre le bilan du quinquennat, que dénoncent les anciens ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, candidats de l’aile gauche du PS à la primaire, Luc Carvounas s’en est également pris vivement à Emmanuel Macron dont, selon lui, « la ligne politique ni droite ni gauche ne peut pas exister». L’ancien directeur de la campagne de Claude Bartolone en Île- de-France (qui s’est soldée par un échec) a expliqué qu’ils n’avaient «pas la même histoire vis-à-vis de la gauche française». Carvounas a reproché à Macron de « sauter une nouvelle étape » en étant candidat en dehors de la primaire. Il a fait remarquer que l’ex-ministre de l’Économie ne s’était « jamais frotté au suffrage universel»

Nous y allons non pas pour témoigner mais pour gagner et faire gagner la gauche

Pour lui, le succès du mouvement En marche!, crédité de plus de 100000 adhérents, est dû au fait qu’il suffit d’un « clic gratuit sur Internet» pour y adhérer. Quant au succès du meeting animé par Macron le 10 décembre à Paris, qui aurait réuni environ 15000 personnes selon son entourage, Carvounas l’a tourné en dérision: «On est dans un monde de vedettariat où les gens viennent voir quelqu’un qu’ils starifient un peu. » Bref, Macron «n’est pas sa tasse de thé», et s’il voulait utiliser «le créneau politique » de Valls, ce proche de l’ancien premier ministre prévient: « On le saura très vite. »

LE FIGARO

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